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Un esprit libre

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Liberation.fr

Mort d’Henri Caillavet, ancien ministre, grande figure du radicalisme

27 février 2013 à 22:58

Le Monde.fr

Henri Caillavet, un législateur hors du commun

Le Monde.fr | 27.02.2013 à 13h39 • Mis à jour le 27.02.2013 à 13h44

Le Nouvel Observateur avec AFP

Henri Caillavet est mort

Créé le 28-02-2013 à 08h04 – Mis à jour à 08h04

Lefigaro.fr

Mort d’Henri Caillavet, ancien ministre

AFP Publié le 27/02/2013 à 19:53

L’ancien résistant, figure du radicalisme et « recordman de la législation » est mort chez lui à Bourisp à l’âge de 99 ans.

Pour aller plus loin…

Ces quelques titres illustrent l’ensemble de ce qui a été écrit dans la presse. J’ai rencontré symboliquement Henri Caillavet en même temps que je tentais de comprendre qui j’étais, puis dans mon investissement associatif dans les années 90. Depuis, bien des mots paraissent désuets sortis du contexte d’alors et des urgences de l’époque. Aujourd’hui, le positionnement militant de ces dernières années pourrait trouver le discours du sénateur condescendant voir pathologisant, et ce serait se méprendre lourdement si on ne prenait le temps de situer l’action et le propos.

Dans mon travail de recherche, la rencontre avec Henri Caillavet était incontournable. Une occasion de rappeler que l’académie de médecine s’était publiquement opposée à son projet de loi (29 juin 1982) et qu’il se sentait concerné par la situation de nombreux autres groupes disqualifiés, minorisés et souvent opprimés. Avec les outils de la pensée de son temps, il parlait déjà de l’égalité des droits.

j’ai retenu un passage précis de ma recherche pour illustrer à mon tour le propos, voici  ce que j’écrivais à son propos dans le cadre d’une analyse de l’émission Bas les masques du 12 juin 1996.

 Extrait :

L’action et la parole du sénateur Caillavet relient les deux périodes (1980 et 1990). Cette référence est incontournable, comme l’écrit Maxime Foerster : « véritable Condorcet de la cause transsexuelle, le sénateur Caillavet détonne dans un paysage politique oscillant entre mépris et indifférence par le dépôt de sa proposition de loi au sénat le 9 avril 1982 (…) Henri Caillavet a consacré sa carrière politique à la défense de causes diverses (droit à l’avortement, légalisation de l’euthanasie, facilitation du don et de la greffe d’organes, etc.) ayant en commun le droit des personnes à disposer de leur corps et la défense de leur liberté individuelle »[1]. Au cours d’une émission (Bas les masques, 1996), le sénateur expliquera : « J’ai tenté de protéger cette catégorie de personnes humaines[2] ». Chacun de ses engagements lui aura valu mauvaise réputation et insultes : « Pour mon soutien à l’euthanasie j’ai été  rejeté par le parlement, insulté par la presse. Pour la greffe d’organe, on m’a traité de dépeceur dans les cimetières, de charlatan. Quand j’ai abordé le débat sur l’homosexualité, on m’a dit : toi tu peux en parler, tu es un montagnard, ça ne te gêne pas. Tu es passionné de rugby. Pour les transsexuels, le débat a avorté »[3]. Maxime Foerster donne un autre aperçu du contexte : « Si le législateur ne prête pas attention aux conditions de vie des transsexuels, les psys continuent et intensifient leur travail de psychiatrisation des transsexuels en spéculant sur la ou les pathologies qui font des transsexuels des malades mentaux déraisonnables dans leur demande de changement de sexe ».

On voit que l’historique des qualificatifs « disqualifiants » éclaire l’histoire des résistances à l’égalité des droits. On devine aussi – et le Pacs comme la Halde en leur temps ont aussi montré – qu’un droit peut aussi être acquis aussi au prix d’un tribu payé par les alliés. En ce sens espérons que le mariage pour tous ne sera pas l’occasion de voir se rejouer ce qui finit par tenir lieu de redite. On pense à une éventuelle loi sur l’identité de genre en France par exemple ou  encore à la PMA.

Les véritables avancées n’ont jamais répondu à la politique des petits pas. L’histoire est témoin.

Karine Espineira


[1] Maxime Foerster, Histoire des transsexuels en France, H&O, 2006, p. 130.

[2] Bas les masques : « la  150ème », France 2, émission du 12 juin 1996.

[3] Bas les masques : « Transsexuel, je suis né dans la peau d’un autre », France 2, émission du 16 février 1996.

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Hit & Miss

Chronique sur une mini série pas tout à fait comme les autres

 Cette chronique co-écrite avec Maud-Yeuse Thomas – qui est aussi publiée sur son blog : https://maudthomas.wordpress.com/2013/02/18/hit-miss-chronique-sociale-de-notre-monde/) – est notre réponse  à une sollicitation de Christophe Léger, membre actif de SOS Homophobie. Cette précision est aussi l’occasion pour nous d’un signe amical et chaleureux aux membres de cette association venu-e-s à notre rencontre à Marseille et Strasbourg (clins d’oeil amicaux à Romain, Delphine, Stéphane et Alain entre autres) et avec lesquels nous avons pu nous engager dans des actions communes sur les questions de genre. Les intersectionnalités s’inscrivent bien dans cette convergence des luttes pour l’égalité des droits bien au-delà des questions d’orientation ou d’identité. Cette égalité se joue aussi sur la scène de la culture commune.  

Affiche promotionnelle

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Approche compréhensive vs approche dénonciatrice

La série britannique Hit & Miss créée par Paul Abbott et diffusée du 22 mai 2012 au 26 juin 2012 sur la chaîne Sky Atlantic arrive sur Canal Plus. L’occasion nous est donnée de revenir sur les premiers débats, pour certains très enflammés. Deux approches sont possibles pour aborder le sujet, la première serait « dénonciatrice », la seconde « compréhensive ».

Dénoncer certes, mais quoi ? Que la caméra montre très montre rapidement, sans détour et sans ambiguïté un corps non opéré au sens de « transsexualisé », une femme avec un pénis, une femme « non finie » ou un corps trans ? Parmi les points qui ont alimenté la discussion[1] celui du statut de cette trans non op’ qui n’est rien de moins qu’une tueuse à gage. On pourrait aussi revenir sur l’explication, qui tient le plus souvent lieu de définition donnée par Mia (interprétée par Chloë Sevigny) pour dire à la fratrie dont elle doit prendre la charge, ce qu’est une « transsexuelle » : une femme coincée dans un corps d’homme. Pour répondre à la première question, il nous faudrait dénoncer le voyeurisme, le spectaculaire, la réduction et la caricature. Ce serait oublier le cadre d’énonciation et de production, ce qui nous mènerait vite dans l’impasse.

Hit & Miss est un produit culturel avec sa grammaire propre, dans un temps donné et une société donnée. Le produit culturel est aussi un bien de consommation inscrit dans une logique économique. Hit & Miss n’a pas été conçu au seul usage des LGBT et a fortiori des T. Contextualiser la série c’est reconnaître sa nature de bien de consommation culturel et d’usage social, comme appréhender l’appareil culturel et l’industrie culturelle dans lesquels ce bien est produit. On voit bien que l’on n’est pas forcément dans une discussion éclairée entre militant-e-s, initié-e-s et non intié-e-s, badauds extasiés ou horrifiés ou spectateurs raisonnés ou apaisés.

Plus prometteuse sera l’approche « compréhensive » en exigeant de nous la prise en compte des contextes d’énonciation et de production, de proposer des ouvertures et non des fermetures du sujet.

Reprenons nos trois points principaux et l’on voit voir qu’ils doivent être articulés de concert et non isolés les uns des autres. Dans ce qui est une production britannique empreinte de la critique sociale de Ken Loach auquel on pense indubitablement, Hit & Miss raconte l’histoire d’une trans prénommée Mia, pré op’ qui se destine à l’opération de conversion sexuée. Pour atteindre cet objectif, elle est tueuse à gage et n’élude pas le pourquoi de cette activité dont la figure emblématique Hitman[2] semble parfois inspirer la figure froide et assurée de Mia sous sa capuche. L’image devait-elle nous épargner la vue d’un pénis sur une femme ? Au non de quoi ? Inversement, la caméra devait-elle insister plus sur cet aspect qui est une clé parmi d’autres de la personnalité complexe de Mia ? Et comment ? Le fait même d’en parler nous inscrit-il dans un buzz donnant publicité à ce produit culturel ? Ou bien sommes-nous en train de relativiser afin de ne pas éluder ce qu’est un corps trans en transition ou voulu ainsi, bien que l’on sache ce que souhaite l’héroïne ? Les questions concernent aussi les personnes trans. La marque de l’infamie d’un corps « non fini » a prit aussi forme sous la figure de la She-male[3], figure exotique de la pornographie destinée aux seuls translovers a-t-on longtemps pensé. Ainsi les trans se défendent souvent dans les médias de l’assimilation à la prostitution ou au cabaret, peut-être faut-il désormais ajouter également la pornographie à travers l’idée de ce corps dénudé « non fini ». On devine les effets de discriminations et de stigmatisations en interne, dans les subcultures trans, contre lesquels il faut bien entendu se mobiliser aussi. Une trans ne vaut pas plus ou moins qu’une autre pour le résumé sans équivoque. Plutôt que de se sentir scandalisé par ce pénis – qui décidément prend beaucoup de place dans la moindre analyse – ne faudrait-il pas saluer cette rupture du non-dit et du non-montré ? Voici ce que peut être un corps trans « en construction » ou un corps trans vécu de façon épanouissante à ce stade. Le badaud sait. Le badaud a vu. Circulez il n’y  a plus à rien à voir pour aujourd’hui.

Second point, Mia tue des gens. C’est sa profession et on en connaît la motivation. Peut être aurait-on pu souhaiter qu’elle soit serveuse, prostituée, manutentionnaire ou femme de ménage et surtout qu’elle en bave plus ? Aurait-elle pu être cadre ou PDG et avoir une destinée à la pretty woman ? Ce n’est pas tout à fait l’univers de la critique sociale qui sert de cadre solide à cette histoire, on en conviendra. Faire une tueuse comme pour faire oublier qu’on tue des trans partout dans le monde à chaque minute ? L’argument se défend mais il n’est pas suffisant. Observons Mia quand elle devient « tueuse à gages » ou ne devrait-on se risquer à dire « tueur à gage » en l’absence d’une expression agenrée ? Le vêtement qui en fait une ombre, l’agilité sans genre d’un chat, une froideur qui n’a pas de genre. Il s’agit d’un projet, tuer des gens pour se payer une opération et devenir une vraie femme complète et accomplie si l’on prend comme règle étalon la représentation hégémonique (« l’institué transsexe »[4]). Apparaît alors la trame de l’ordre symbolique en œuvre via une série de meurtres réels dans le récit de la série mais assassinats symboliques dans l’analyse. Donner des gages à la normalité pour se faire accepter dans le monde des humains passe donc par cette série de meurtre dont le premier consiste à s’éliminer soi-même pour devenir ce que l’on croit que le société veut que l’on soit. L’histoire de Mia, ne serait-elle pas le récit symbolique de cette émancipation sans dévoiler la trame de la série en proposant cette question ?

Troisième point. L’expression d’une âme de femme enfermée dans un corps d’homme ou Anima muliebris in corpore virili inclusa imprègne la formule souvent entendue dans les témoignages médiatiques et autobiographiques de transidentités : une femme née dans un corps d’homme. Pierre-Henri Castel a donné cette lecture : « il faut bien lire « enfermée » (inclusa) et non pas « née », comme on cite parfois à tort »[5]. Traduction défectueuse ? Après tout, « enfermée » signifie « prisonnière », postule donc un état de l’âme (essentialisme), mais « née » aussi (naturalisme). Dans les deux cas, la constante est bel et bien l’âme, invariable, la variable étant déléguée au physique, au corps, à la biologie. Si l’uranien[6] était susceptible de décriminaliser l’homosexualité en la naturalisant, l’anima muliebris in corpore virili inclusa a la même fonction décriminalisante dans les témoignages des transsexuels du XXème siècle. Avec Éric Fassin, rappelons encore que cette « âme de femme dans un corps d’homme » renvoie à l’ensemble de ce qu’on appelait des « psychopathologies sexuelles », qui troublent à la fois l’ordre des sexes et des sexualités[7]. Nous verrons ce que la version propose comme traduction. Les fansubtitles[8] ont proposés « coincée ». Bloqué est-ce être enfermé ou prisonnier ? Mia va-t-elle s’émanciper, s’affranchir, se libérer ou se conformer ?

L’approche compréhensive est plus difficile à mener car plus questionnante. Il nous faut mobiliser non seulement des savoirs mais les concilier avec des approches émotionnelles, subjectivités avouées et reconnues autant que les désubjectivisations. C’est aussi s’engager dans des voies où il n’y a aucune honte à se prendre soi-même en défaut.

Chronique filmique, chronique sociale

Vers la critique sociale

Vers la critique sociale

Vers la critique sociale

Une nuit, un tueur, un meurtre sur commande. Scène d’un policier ou univers froid d’un film sur gangsters. Hit & Miss n’est rien de tout cela mais son contrepied absolu. Lorsque l’on nous montre ce tueur se remaquillant les lèvres, l’on est tenté de revoir la scène précédente, comme si le fait qu’il s’agisse d’une femme devait en changer le sens, immédiat comme profond. Mia est ce tueur et surtout, écho d’un esprit des temps, Mia est transsexuelle, ce qui ajoute en soi une difficulté supplémentaire et un nouveau sens, celui finalement classique : mais oui, elle a un passé d’homme, une vie d’homme ! Dès la deuxième scène, on l’a voit nue au rentré de sa douche. Impossible de ne pas voir son pénis, cet ultime marque de corps chromosomiquement mâle. La suite de ce premier épisode pose intégralement le déroulé de la saison. Elle apprend que son ex-compagne va mourir d’un cancer et qu’elle a un fils de onze ans. Lorsqu’elle arrive, elle est déjà morte et se retrouve non pas face à ce fils mais à quatre enfants et adolescents dans une ferme isolée dans la campagne. Entre délicatesse et brutalité, le personnage évolue, se laisse apprivoiser autant qu’elle tente d’apprivoiser cette famille recomposée improbable, délaissant sa vie de sportive froide et isolée. L’épisode nous propose rien de moins que d’examiner à la lumière d’une fiction toutes les recompositions postmodernes. Doute sur l’identité de genre opposé à une identité sexuée qu’une tradition impose, rôle des « sexes », en-dedans et en-dehors de la ville et campagne, conflit intergénérationnel… Plus une : notre subjectivité. Comment savons-nous qui sommes-nous ? Le thème de la transidentité tient là manifestement son rôle pour souligner celui de la subjectivité, du combat pour le remporter ou de l’échec s’abimant.

La sortie de cette série a été diversement appréciée par le monde trans, militant ou non. Grotesque farce pour les uns, fine recomposition d’une modernité paradoxale tiraillée entre libéralisme destructeur et traditions grinçantes mais toujours porteuses de valeurs. En tête des critiques, le rôle de tueur, rapproché de la critique filmique où le méchant est toujours ce minoritaire d’une époque qu’il s’agissait de pourfendre (typiquement, l’odieux assassin du Silence des agneaux rapporté à une « pathologie transsexuelle »). Le problème avec cette critique est qu’il est aussi l’assassiné (Brandon Teena dans Boy dont cry de Kimberley Pierce) ou encore l’immense cohorte des errants dans un monde qui ne finit pas de les produire (Bernadette dans Priscilla, folle du désert de Stephen Elliot, Dil dans Cring game de Neil Jordan). Reste l’insistance question de la vacance individuelle dans un monde préformé par une conception naturaliste ou essentialiste. Paradoxalement, entre tradition et libéraliste, mû par le même patriarcat industriel, c’est ce dernier qui répond le mieux à l’exigence d’une subjectivité s’incarnant dans un corps.

Si l’individualisme de masse nous ramène toujours à un comportement normatif et passif de consommateur ridiculisant le citoyen, l’individualisme solitaire de Mia renvoie face à face l’en-dedans et l’en-dehors du monde normé où les hommes sont des mâles masculins et les femmes des femelles féminines. Elle n’est pas simplement cet « homme devenant une femme » ou un « gay » (allusion non dissimulée au transvestite, cette ancêtre culturelle de la transsexuelle des années 1920) mais cette solitaire mordante, froide dans son métier, décisive dans ses conflits (la scène finale de l’épisode 1 où elle boxe le propriétaire de la maison), animale dans son rapport à la spatialité et ses relations.

Dans son article, Pierre Langlais (Télérama, 16-22.02.2013) propose une lecture par le biais d’une critique sociale en citant Paul Abbott, le créateur de la série : notre société « ne laisserait pas de place aux identités indéfinies ». Mais à lire les commentaires de l’actrice et ses peurs de faire peur (aux spectateurs, à la pudibonderie, de faire scandale), le doute n’est plus permis. Il y a bel et bien un espace dont les limitations sont données par la structure même de notre croyance en une identité essentialisée, fondatrice de la condition humaine et de la structure pyramidale de notre société. Rien de moins, rien de plus. Le seul espace restant étant donc celui de ce passage symbolique à hauteur de cette définition surplombante : vous êtes ce que votre sexe fait de vous. La pudeur et peur féminines étant, au fond, non une contrainte de norme fabriquant cet éternel féminin, mais une conséquence biosociologique d’un XX. Aussi, le souhait d’un espace permis aux dites identités indéfinies se solde-t-il par une contrainte à la normation symbolique ou une installation à demeure dans les interstices ou à la marge. Espace que les individus dits indéfinis intègreraient inconsciemment ou stratégiquement de manière plus marquée que les dits normaux. En d’autres mots, le désir d’une conversion sexuée ne serait autre que cette contrainte à la normation sociopolitique, faute d’autre socialisation. On comprend dans ce cas qu’à y échapper pour le trouver revient à s’écarter d’un monde géopolitisé par la norme binaire et recréer un autre monde (cette ferme isolée ?) au risque d’un nouveau confinement et la certitude que le centre n’en sera jamais affecté.

Karine Espineira & Maud-Yeuse Thomas

Alter&ego ?

Alter&ego ?


[1] Lire notamment l’article « Laurence Anyways » : le cinéma caricature-t-il les trans ? », Anaïs Bordages, Rue89, 23 juillet 2012. [En ligne] : http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/07/23/laurence-anyways-le-cinema-rend-il-justice-aux-transexuelles-234018

[2] Personnage du jeu vidéo créé par IO Interactive, qui a aussi donné lieu à une adaptation cinématographique en 2007 par le réalisateur Xavier Gens.

[3] Le terme a aussi désigné aussi les travailleuses du sexe trans. Au XIXe siècle, l’expression désignait une « femme en colère », « une femme énervée », « une femme de caractère », comme si une femme qui savait se faire respecter ne pouvait être qu’un « peu homme ».

[4] L’une des notions élaborée au fil de mes recherches en thèse de doctorat et soutenue récemment.

[5] La métamorphose impensable : essai sur le transsexualisme et l’identité personnelle, Gallimard, 2003, p. 413.

[6] Karl Heinrich Ulrichs dans ses cinq volumes d’essais, Forschungen über das Rätsel der mannmännlichen Liebe (Recherches sur l’énigme de l’amour entre hommes), publiés en 1864 et 1865 sous le pseudonyme de Numa Numantius.

[7] Éric Fassin, « L’empire du genre. L’histoire politique ambiguë d’un outil conceptuel », Cahiers de L’homme, Éditions de l’EHESS, Vol. 3, n° 4, 2008, n° 375-392, p. 375.

[8] Sous-titres réalisé par des fans.

Anglais (traduction automatique)

Espagnol (traduction automatique)

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